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Al Mahdi a la fin des temps (04)

juin 01
07:07 2014

B. Les divergences au sujet d’Al-Mahdi

Al-Mahdi vient du verbe « hadda » : celui qui est guidé. Les Musulmans attendent Jésus et Al-Mahdi. Les sunnites, la grandes majorité des Musulmans, pensent surtout à Jésus. Car il ne serait pas mort. C’est un homme de sa ressemblance qui a été tué. Jésus aurait été élevé au ciel pour revenir à la fin des temps. C’est alors qu’il gouvernera le monde afin de mourir ensuite sur terre après 40 ans de règne. Le Coran dit « choubiha lahoum » : il leur aurait paru l’avoir tué et « Qolonafsin dhaïqatol mawte » cela signifie que « tout âme gouttera la mort ». Jésus doit revenir sur terre pour mourir réellement.

Les chrétiens ne croient pas en Al-Mahdi mais seulement en Jésus. Pour eux, ce dernier serait certes mort sur la croix mais serait réapparut 3 jours plus tard pour disparaître à nouveau (ou pour entrer en occultation) afin de rejoindre la proximité du trône de Dieu. Par haine il ne mentionne guère Elie le Prophète mais croit seulement en Jean-Baptiste. Les juifs, eux, ne croient pas en l’existence historique de Jésus, absolument pas. Ils croient en quelqu’un qu’ils appellent le « Mesheikh », autrement dit le Messie qui doit être Elie ou qui ne serait pas Jésus mais quelqu’un d’autre.

Un groupe de Musulman croit en la mort réelle du fils de Marie la sainte. Ce n’est pas Jésus fils de Marie qui revient à la fin des temps. Ce Jésus n’est pas mort comme on le raconte. Mais plutôt, pendant que celui de sa ressemblance était crucifié, Jésus s’était réfugié dans l’actuel Cachemire musulman. Il est bien mort. Eh bien, alors ! Qu’en est-il de la fin des temps. En fait, Jésus et Al-Mahdi sont contemporains. Ils naissent dans le même siècle (c’est ce que disent les Sunnites pour Al-Mahdi alors que Jésus fils de Marie est censé revenir ; les Chiites font l’inverse : les deux reviennent mais c’est Al-Mahdi le plus important et il est en occultation). A la fin des temps, Al-Mahdi précède de peu Jésus qui n’est pas le fils de Marie. C’est un homme ordinaire qui a les qualités de Jésus. C’est pourquoi on l’appelle Jésus.

En somme, la théorie musulmane est plus solide que celle des Gens du Livre. L’avènement d’Al-Mahdi est pour les Musulmans chose certaine. Les autres religions font référence à lui mais en d’autres termes. Les Chiites, les Sunnites et les Soufis sont unanimes. Al-Mahdi apparaîtra à la fin des temps, pour établir après le chaos la justice sur toute la surface de la terre. La question est de savoir comment. On ne gouverne pas le monde comme on dirige une ville, un pays. Nul ne répond à cette question. L’essentiel est qu’il est un homme de Dieu, auquel Dieu donnera des pouvoirs étendus et extraordinaires. C’est ce qui fait dire à certains (sinon à tous) salafistes wahabites, que nous n’avons pas besoin d’Al-Mahdi. Ils ont oublié qu’en religion il y a des choses qui ne s’explique pas et auxquelles il faut croire. Les salafistes sont des musulmans égarés par leurs fausses certitudes que « le peuple de l’errance » leur a inoculés.

Que reste-t-il ? A nous battre. C’est le Djihad qu’il faut faire pour que l’Islam domine le monde. On voit bien combien cela coûte à la communauté qui souffrira encore davantage de la folie meurtrière qui commence par s’opposer aux mécréants et leurs armées, puis à la population occidentale qui elle aussi souffre de la tyrannie du « peuple de l’errance », enfin aux Musulmans eux-mêmes. Ces « combattants de la foi » finissent par collaborer avec des armées polythéistes contre les Etats musulmans comme à une certaines époque les Arabes s’alliaient aux Anglais contre l’Empire islamique ottoman, le dernier khalifat sur terre. En fait, ils sont menés comme des brebis par les services secrets en collaboration.

Dieu aveugle qui Il veut. Car il y a dans le Coran, la Sunna et les écrits des anciens de nos grands maîtres, l’idée d’un projet grandiose et divin que seul Al-Mahdi est à même de construire. Ainsi comme on dit : « il faut méditer sur la création et non sur le créateur ». De même, il faut se focaliser sur Al-Mahdi (Jésus étant disciple de celui-ci) et non chercher comment il écrasera « le peuple de l’errance » qui a les puissances à son service. Ceux qui n’ont pas compris cela aboutissent à sortir de l’Islam sans même s’en rendre compte. Une fois quitté ces problèmes il devient intéressant de souligner ce que pensent d’Al-Mahdi les Chiites et les Sunnites.

Pour les Chiites, Al-Mahdi est l’Imam Al Qaïm. Il connaît d’abord l’occultation (khafi), la disparition (ghayba) et enfin la réapparition (raja’a). Il est le 12ème Imam issu de la famille du grand Prophète (P) pour diriger les hommes. Pour Ibn Arabi, Al-Mahdi a 4 puissances, vit 4 modes et prend une forme corporelle dans ce monde. Pour les Sunnites, il possède le charisme des 4 premiers califes. Il est aussi un signe de la fin des temps. Les plus grands savants ont écris sur Al-Mahdi. Même Ibn Taymiyyah dont la parole est sans équivoque : « les hadiths annonçant la venue du Mahdi sont authentiques ». Alors que des Musulmans radicaux souvent ignorants influencés par des ennemis de l’Islam, refusent agressivement l’idée de la Parousie d’Al-Mahdi voire de l’existence d’un quelconque sauveur investi par Dieu. Ils sont ainsi jetés dans le désespoir c’est-à-dire la lutte armée, le « djihad », mais finissent soit en prison, soit mort. Un groupe de Musulman sincère pensent qu’Al-Mahdi connaît les 4 éléments (terre, eau, feu, air) : patience, piété, colère, passion. En fait, s’il y a tant de divergence, c’est qu’Al-Mahdi est une chose énorme. « Le peuple de l’errance » a bien mené sa campagne contre l’idée d’Al-Mahdi et de Jésus de sorte que les Musulmans et les Chrétiens se détournent d’eux et s’en remettent à une collaboration avec l’ennemi. Ils se soumettent humblement et vilement à l’ennemi de Dieu

De nombreux personnages illustres ont fait penser qu’ils étaient Al-Mahdi. C’est le cas de Sulayman ibn Abdelmalik, le septième calife omeyyade ; Omar ibn Abdel‘aziz, le huitième calife. On a aussi pensé à des califes abbassides. Il faut remarquer que ce que nous appelons « calife », est en réalité « roi » : le mode du pouvoir est héréditaire, de père en fils. Nul d’entre eux n’a prétendu être Al-Mahdi mais ils pratiquaient la justice comme les 4 premiers califes s’en approchaient. En effet, n’est pas « calife » qui veut. « Calife » signifie représentant de Dieu sur terre. Des hommes ne sont que des « rois », s’ils ne jugent que par leur passion. Aussi il ne suffit pas d’être bon ou mauvais mais il faut être « juste » et l’on est juste que si l’on détient la « science divine ». C’est un hadith du grand Prophète (P) bien connu qu’après les « califes bien-dirigés » (au nombre de 4 pour les Sunnites et 5 pour les Chiites qui ajoutent l’Imam Al Hassan, descendant du grand Prophète (P) par Fatima) viendront des rois incultes et injustes.

Il y a quelque chose d’intéressant à souligner. En effet, la succession califale peut soit être de père en fils directement et s’interrompre au bout de quelques années : on dira alors comme les Chiites duodécimains (qui reconnaissent 12 Imams) le dernier étant Al-Mahdi qui doit être occulté sinon l’espoir ne tiendrait pas : la théorie des 12 Imams s’effondrerait d’elle-même. Cette occultation, on la retrouve dans la Bible où Al-Mahdi se réfugie auprès du trône de Dieu. Pour n’être pas tué. (Apocalypse 12 : 5 ). Sur ce point, les Sunnites sont plus raisonnables. Al-Mahdi doit naître à l’époque de son règne. Le problème essentiel des Sunnites, c’est l’occultation. En effet, il pourrait être occulté quelques années pour n’être pas tué tout en vivant au milieu des musulmans. L’occultation ne signifie pas disparition, mais plutôt qu’Al-Mahdi reste caché aux yeux des hommes.

la suite prochainement…

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